Phénomènes remarquables en Juillet et Août
 
Nichées tardives de canards
 
Sur les plans d’eau de la région, on peut observer des estivants de canards plongeurs comme le fuligule morillon mais c'est un nicheur relativement rare et c'est aussi le canard le plus tardif dans sa reproduction.
 
Les premiers canetons ne se montrent qu'à partir de juillet. Des jeunes non volants sont encore fréquemment observés durant le mois de septembre.
 
Le fuligule milouin, niche également tardivement, de juin à août.
Les dernières nichées prennent leur envol courant septembre.

Les familles de canards de surface comme le canard colvert s'observent aussi en été, mais leur reproduction a surtout lieu au printemps
 

 

 

 

Photo Frédéric FEVE
 
Photo Gilles Pierrard
Photo Gilles Pierrard

 

 Envol des jeunes, dispersion et discrétion
 
En été, le nombre d'oiseaux a considérablement augmenté avec l'envol des nichées.
 
Cependant l’observation est moins facile car  la plupart des espèces sont plus discrètes durant ces mois de forte chaleur : les chants vont progressivement cesser. L’été coïncide souvent avec le temps de la mue.
 
En effet, nombre d’espèces renouvellent leur plumage avant la migration et les oiseaux se font très discrets pendant cette période où ils sont vulnérables.
  

 

  
Photo Gilles Pierrard
Mue des anatidés
 
Chez les canards, les oies et les cygnes, la mue postnuptiale complète a lieu en été. L'ensemble des rémiges (plumes de vol) tombe alors simultanément ce qui empêche les oiseaux de voler pendant plusieurs semaines, jusqu'à la pousse des nouvelles plumes.
 
C'est la période choisie par les femelles reproductrices pour élever leurs jeunes. Les mâles, les immatures et les oiseaux non reproducteurs se rassemblent sur de grands plans d'eau où ils se sentent en sécurité.
 
Sur les rives, d'innombrables petites plumes trahissent la mue. Si les cygnes et canards plongeurs gardent plus ou moins le même aspect durant cette période, il n'en est pas de même des canards de surface.
 
Chez ces derniers, la chute des plumes de vol accompagne chez les mâles la perte de la livrée nuptiale. Les différentes espèces ont alors le même plumage terne et discret ; ils sont ainsi moins repérables par les prédateurs mais deviennent difficiles à identifier pour l’observateur !
 
A la fin août, les rémiges ont repoussé et la discrétion des mâles n'est plus nécessaire. Il se produit alors une seconde mue, qui ne concerne que les petites plumes permettant aux mâles de retrouver leurs couleurs initiales.
 
 
 
Photo Gilles Pierrard
Départs précoces
 
Animant de leurs poursuites et de leurs cris stridents les ciels de nos agglomérations, les martinets noirs désertent soudainement leurs colonies dès l’envol des jeunes et disparaissent de nos villes fin juillet pour entreprennent leur migration vers l’Afrique.
 
 
     
Photo Jean Yves Moitrot
Le milan noir est un autre migrateur transsaharien.
Des rassemblements postnuptiaux se forment à partir de juillet  et constituent des dortoirs pouvant comporter plusieurs dizaines d'individus.
 
Ces regroupements peuvent s’observer à proximité des centres d’enfouissements où l’espèce profite des déchets comestibles.
 
 

 

   Photo Frédéric FEVE
RETOUR CALENDRIER DES OISEAUX