Phénomènes remarquables en décembre - janvier - février

   
 
Hivernage des oiseaux d’eau
       
 
Dès les premiers froids, les oiseaux d’eau nichant dans le nord de l’Europe entament une migration vers le sud. Ils recherchent des surfaces en eau libres de glace où ils pourront se nourrir et se reposer.
 
En Lorraine, le lac de Madine et l’étang du Lindre et ses plans d’eau satellites  représentent les sites d’hivernage les plus importants. Cependant, en Meurthe-et-Moselle, les rivières et les plans d'eau du département accueillent une trentaine d’espèces. Parmi les canards, le colvert est l’espèce la plus répandue. Les canards plongeurs comme le fuligule milouin et le fuligule morillon  peuvent former des groupes de plusieurs centaines d’individus sur les plans d’eau en compagnie des foulques macroules.
 
En petit nombre, garrot à œil d’or et harle bièvre peuvent faire leur apparition. Les rivières comme la Meurthe et la Moselle jouent un rôle de refuge en cas de gel des étangs.
 
Photo Fabrice CAHEZ
Photo Frédéric FEVE
Photo Frédéric FEVE
 
Photo Frédéric FEVE
Photo Frédéric FEVE
Photo Frédéric FEVE
 
 

 


 
Dortoirs hivernaux        
Tout comme en automne, de nombreuses espèces d'oiseaux se rassemblent en hiver pour passer la nuit dans un même lieu : on appelle ces rassemblements des dortoirs.
Ces regroupements offrent des occasions particulièrement propices pour observer et dénombrer les populations d’oiseaux hivernants : mouettes, grands cormorans,  busards Saint-Martin, grandes aigrettes...
Les dortoirs de corvidés formés de troupes mixtes de corbeaux freux, corneilles noires et choucas des tours ne passent pas inaperçus sur des pylônes électriques, sur des alignements d’arbres ou encore, au cœur des parcs urbains.
De même, les étourneaux forment des rassemblements cependant moins importants qu’en automne.
Les mouettes rieuses se posent en fin de journée sur l’eau. On peut voir, en soirée, les mouettes converger par vagues, vers les dortoirs. Les plus importants se situent dans la vallée de la Meurthe en amont de Nancy et sur la Moselle à Pont-à-Mousson.
Une centaine de courlis cendrés hivernent dans la vallée de la Meurthe et forment un dortoir sur des îlots pour éviter les dérangements.
Les grands cormorans passent la nuit au sommet des arbres, de préférence au bord de l'eau. Une quinzaine de sites étaient fréquentés dans la vallée de la Moselle et de la Meurthe (comptage CSP-ONC-LPO-2001).
Les busards Saint Martin passent la nuit dans les roselières ou les marais à grandes herbes.
Les hiboux moyens-ducs se reposent en journée, de préférence dans des conifères, où ils forment des dortoirs pouvant regrouper plus d’une dizaine d’individus.
 
Photo Frédéric FEVE
Photo Fabrice CAHEZ
Photo Frédéric FEVE
 

  
   
Rondes hivernales
       
En hiver, les mésanges forment des bandes regroupant jusqu'à 20 oiseaux de plusieurs espèces : mésanges bleues, charbonnières et nonnettes et localement des mésanges huppées et noires.
Les roitelets huppés et à triple-bandeau
adoptent le même comportement hivernal et se mêlent parfois aux mésanges.
 Les mésanges à longue queue, quant à elles, peuvent former des groupes mono spécifiques.

Cette stratégie facilite la localisation des ressources alimentaires et permet un repérage plus aisé des prédateurs. Habituellement erratiques, les troupes de mésanges auront tendance à se sédentariser si elles ont la chance de tomber sur une mangeoire bien garnie.

 
 
 
Photo Fabrice CAHEZ  
Photo Fabrice CAHEZ
  
Photo Fabrice CAHEZ
Photo Fabrice CAHEZ
 
Hivernage des autres oiseaux
       
Les  tarins des aulnes forment des bandes et fréquentent les cours d’eau bordés d’aulnes dont les graines constituent sa nourriture. Ils affectionnent aussi les graines de bouleaux ou de conifères et, à l’occasion, ils s’invitent aux mangeoires.Les grives litornes forment également des bandes bruyantes, rassemblant fréquemment plusieurs centaines d'oiseaux, attirant quelques autres espèces : grives mauvis, étourneaux.

Les grives draines, quant à elles, sont particulièrement attirées par les baies de gui, qui ont la bonne idée de mûrir au cœur de l'hiver : on les trouvera donc fréquemment dans les alignements de peupliers.

 
       
Les visiteurs occasionnels 
       
Certains oiseaux sédentaires ou migrateurs partiels qui vivent dans le nord de l'Europe, peuvent, dans certaines circonstances, émigrer massivement vers le sud. Ces irruptions irrégulières, hors de l'aire normale de présence, sont qualifiées « d'invasions ».

Ces oiseaux concernés vivant dans la grande forêt boréale de conifères, sont soumis à d'importantes fluctuations de leurs ressources alimentaires : fruits et graines (hêtres, sorbiers, chênes, épicéas, pins, bouleaux, aulnes, etc.). Pour assurer leur survie hivernale, bon nombre d'oiseaux de ces contrées émigrent, comme le pinson du nord, le cassenoix moucheté, le sizerin flammé, le bec-croisé des sapins et surtout, le spectaculaire de tous, le jaseur boréal.
  
 
Les apparitions du jaseur sont celles qui ont été les mieux suivies par les ornithologues. Les véritables «  invasions » ont été décrites en 1965-66, 1988-89, 1989-90, 2000-01 et 2004-05. En ce début 2009, des bandes de jaseurs ont été observées dans plusieurs points du département.
 

  

 Photo Quentin Jouaville

- Janvier 2009 - Parc Ste Marie

  

Photo Fabrice CAHEZ

 

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