Phénomènes remarquables en OCTOBRE
 
Chant d’automne
 
Chez plusieurs espèces, la fin de la mue du plumage provoque une reprise plus ou moins marquée des chants à partir du mois d'août. Dans notre région, c'est notamment le cas chez le rouge-queue noir et le pouillot véloce.
 
 
D'une façon encore plus marquée, la dispersion automnale des jeunes de certaines espèces sédentaires entraîne une importante activité de chant.
 
 
Les nouveaux arrivants qui cherchent à s'installer provoquent un regain de défense territoriale chez les adultes en place. C'est le cas chez les chouettes (hulotte, chevêche).
 
D'autres espèces enfin, comme le rouge-gorge, défendent un territoire pendant l'hiver : ils s'y s'installent à partir d'octobre et chantent assidûment pour le délimiter.
 
 

 

 

  
Passage migratoire
 
 
A la fin de la saison de reproduction, beaucoup d'espèces désertent leurs sites de nidification avant l'arrivée du froid hivernal, synonyme de disette alimentaire dans le nord de l'Europe, qui se couvre alors d'une épaisse couche de neige et de glace. Même dans les régions tempérées, soumises à un climat moins rigoureux, la carence en insectes durant cette période chasse les oiseaux qui s'en nourrissent.
 
Selon l'importance des déplacements effectués  par les différentes espèces, on distingue les migrateurs transsahariens d'une part (oiseaux dont l'ensemble des individus quitte l'Europe pour gagner l'Afrique) et les migrateurs partiels d'autre part (ceux qui migrent vers le sud, mais sans quitter totalement l'Europe). Les sédentaires, quant à eux, demeurent toute l'année sur place.
 
Lors de ce grand flux automnal d'oiseaux à travers la Lorraine, beaucoup d'espèces différentes peuvent être observées, que ce soit en vol actif ou en halte migratoire.
 
C'est aux cols vosgiens que le phénomène est le plus marqué. Le pic de passage s'y produit au cours du mois d'octobre, au moment du déferlement des pigeons et des fringilles. Le site du col du Plafond  à Anould (88) est l’un des meilleurs sites d’observation.
 
Le survol de la région par les rapaces, de fin-août à fin octobre, est également une observation à ne pas manquer. Un premier pic est noté à fin août-début septembre, avec le passage de la bondrée. Puis un second, plus important, de fin septembre à fin octobre, avec le passage du milan royal, de l'épervier d'Europe et de la buse variable. Des vagues de froid sont susceptibles de provoquer des afflux de buses jusqu'en décembre, voire plus tard encore. 
 
 
 

 

 

 

 

Constitution de réserves pour l’hiver
 
Plusieurs espèces sédentaires ont développé un comportement de stockage de nourriture en automne, afin de faire face aux rudes conditions hivernales à venir. Elles mettent à profit l'abondante production de graines et de fruits secs qui survient en fin d'été et en automne.
Le geai des chênes est particulièrement coutumier du fait. Grâce à d'interminables navettes effectuées une partie de la journée, il collecte des fruits prélevés, surtout des glands, directement sur les arbres ou tombés à terre pour les amasser dans des cachettes creusées à même le sol. A la mauvaise saison, il saura en retrouver un certain nombre pour s'en nourrir. 
    
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