Phénomènes remarquables en MARS
  
Les premiers chants
 
Dès février mais plus généralement en mars, les premiers chants des oiseaux sédentaires se font entendre, comme celui de la grive draine, des mésanges bleues ou charbonnières ou encore du verdier.
 

Photo Frédéric FEVE

         
 Le retour des migrateurs        
La fin de l'hiver et le début du printemps sont rythmés par le retour par vagues successives des oiseaux migrateurs.
 
La mi-février marque le retour de l’alouette des champs qui s’observe par bandes de quelques centaines, bientôt suivies par des groupes de bergeronnettes grises.
 
 
Retournant vers leur site de nidification nordique, les grues cendrées traversent la région lors de leur migration prénuptiale. Les passages les plus importants s’échelonnent de la mi février à la mi mars.         
   

Photo Gilles Pierrard

  
La plupart des passereaux se manifestent dès les premiers jours de leur retour par leur chant pour marquer leur territoire, les premiers arrivés ayant le choix des meilleurs sites de nidification.
 
Parmi les oiseaux les plus communs de la région, répandus aussi bien en forêt que dans les milieux bocagers, citons la grive musicienne, la fauvette à tête noire  et le pinson des arbres. Leur chant  peut s’entendre souvent dès le 15 mars pour les premiers arrivants, puis se généralisant en dernière décade de mars. 

 

 

 

 

Photos Jean Paul Lang

 

Le tambourinage des pics

Les pics ne chantent pas au sens strict. Ils marquent leur territoire au printemps par le «tambourinage» : l'oiseau (mâle ou femelle) choisit une branche ou un tronc sec  et le martèle du bec de percussions rapides et rythmées faisant résonner le bois. 

Le pic épeiche, le pic épeichette, le pic noir et le pic cendré tambourinent mais chaque espèce le fait selon un rythme, une puissance et une durée qui lui sont propres 

Cette activité est maximale de mi-mars à mi-avril, mais débute souvent plus tôt.
 
Tous les pics ne tambourinent pas: les pics verts et les pics mars se manifestent par des chants.

 

 

 

Photo Gilles Pierrard

Les oiseaux coloniaux

 

Alors que la plupart des espèces choisissent pour leur reproduction un territoire qu'elles défendent contre leurs congénères, quelques unes adoptent une stratégie inverse, et s'établissent en colonies pour leur nidification. Ce choix leur permet une meilleure efficacité pour se défendre contre les prédateurs, mais oblige les oiseaux à de plus grands déplacements pour rechercher leur nourriture.
 
Les hérons cendrés font partie de ces espèces particulièrement grégaires ; le retour des oiseaux aux colonies a lieu dès février, avec un maximum en mars. Près de 75 colonies sont connues en Lorraine dont une vingtaine sur le département.  Elles sont réparties le long des cours d’eau ou en bordure d’étangs.

Le
corbeau freux niche aussi en colonies dans les grands arbres des parcs urbains, les alignements des bords de route et les bosquets dans la campagne.
 
La mouette rieuse recherche dès mars les ilots des plans d’eau dans la vallée de la Meurthe pour y établir ses colonies de reproduction.

   

 

 

 

 

 

Photo Jean-Yves  Moitrot

Photo Jean Paul Lang

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